Résultats : La majorité de clientes utilisatrices de la contraception par implant dans notre étude a été de femme mariée (81,72 ),de plus de 35 ans ( 38 %),grande mulltipare (57,86%) ayant 7à 9 enfants en vie après avoir eu au moins un antécédent d’avortement et avec un niveau d’étude en dessous de primaire,soit (36,54%).Les clientes sous implants actuellement avaient déjà recouru à d’autres méthodes contraceptives comme la MAMA (28,93%),contraceptif injectable (16,75%),Colier du cycle (13,7%),préservatif (10,15%) et contraceptifs oraux (9,58).Chez ces clientes, les motifs les plus fréquents d’utilisation de la contraception par implant ont été le problème d’espacement de naissances (38,57%), la protection de longue durée d’action (21,82%),l’efficacité (10,15%),pas de risque de l’oubli (7,1%),les antécédents de grossesse non désirée (6,59%), problème de santé (5,58%),les conseils d’un professionnel de santé (3,55%) et la graduité (3%). Malgré les quelques effets secondaires rapportés :aménorrhées réprésent (32,48%),le spottins (31,47%), l’irrégularité du cycle (15,73%) et douleur aux seins (6,62%) ont été les effets secondaires le plus constatés chez nos clientes ;seul le désir d’une grossesse (46,93%) qui les a motivé le retrait d’implant,car ces clientes avaient témoigné la satisfaction de ce meéthode contraceptive.Lors de l’étude, la majorité des cas l’implant a été encore en place au moment de l’enquête (75,12%).
Conclusion : La méthode contraceptive implantable est l’apanage des femmes âgées, aux multiples enfants dans notre étude, généralement déçu par d’autres méthodes antérieures. Malgré la satisfaction éprouvée par les clientes, elle entraîne quelques effets secondaires dont il faudrait tenir compte avant son utilisation malgré sa bonne efficacité. Raison pour laquelle, chaque cliente qui arrive dans notre structure sanitaire devrait commencer par la consultation en PF avant l’administration de la méthode pour savoir si elle est éligible à la méthode contraceptive choisie ou pas.
I.Introduction
Selon l’OMS, chaque minute qui passe, une femme dans le monde meurt suite à des complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, 26 à 53 millions d’avortements sont pratiqués chaque année dans le monde. Ces avortements à risque qui sont souvent pratiqués par des personnes hors du milieu médical et dans de mauvaises conditions d’hygiène. L’objectif du millénaire pour le développement (OMD) appelle à une réduction de la mortalité maternelle de trois quarts entre 1990 et 2015(1).
Le taux fécondations et de séquelles liées à des grossesses non planifiées et de grossesses non désirées dans le monde est extrêmement élevées, l’indice synthétique de fécondité étant de 6,6 enfants par année non seulement dans les pays en voie de développement (2).
A titre comparatif, cet indice est de 4,4 au Ghana, aussi dans les pays développés. Aux Etats-Unis, environ 5,1 au Sénégal et 5,5 au Togo (3). Le taux de fécondité global est la moitié du total de grossesses n’est pas désirée ou planifiée et est de 225%, la mortalité infanto-juvénile de 104%, la mortalité plus d’un tiers se solde par un avortement (4).
En France, une fécondité néonatale à 28%, la mortalité post-néonatale à 30% et la grossesse sur trois est qualifiée de non prévue par les femmes, mortalité maternel de 846%.Environ 60% de grossesses non désirées sur- habitent espacer la prochaine naissance est 45%.La contraception viennent chez des femmes qui utilisent une forme de méthode contraceptive. Une contraception est reconnue comme un moyen essentiel pour maintenir la fécondation et cela s’explique probablement par la difficulté que rencontrent la santé et le bien être des femmes et de leur famille. Ainsi certaines femmes à utiliser correctement et systématiquement, le rôle que joue la contraception dans la réduction de la mortalité dans certaines de ces méthodes (5).
Cependant, malgré la mortalité maternelle, néonatale, infantile et du nombre d’avortements, les efforts entrepris en matière de Santé de la Reproduction non médicalisés a été mis en exergue dans des nombreuses (SR), force est de constater que le Congo fait partie des pays où études ont été fait. Les besoins non satisfaits en matière la prévalence contraceptive est plus basse 20,4% contre 57% de méthodes et services de contraception restent importants en Egypte, 47% en Tunisie, 55% en Afrique du Sud ; 69% dans les pays développés comme dans les pays en voie de développement (6).
En République Démocratique du Congo, les taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile restent encore à des niveaux préoccupants. En effet, selon les résultats EDS 2013-2014, les statistiques font mention d’un état de santé de la reproduction, caractérisé par une mortalité maternelle, néonatale et infantile élevé, soit 846 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, 28% de décès néonatals et 58% de décès infantiles.
La planification familiale permet aux personnes d’exercer leur droit de déterminer si, quand et à quelle fréquence elles auront des enfants, améliorant ainsi les possibilités pour les femmes, les hommes et les individus de divers genres de façonner leur vie, de poursuivre des études et de participer à la main- d’œuvre (7).
La planification familiale évite des morts de nourrissons et d’enfants. L’espacement des naissances à au moins deux ans d’intervalle est l’une des stratégies les plus importantes et les plus efficaces pour réduire le nombre d’accouchements à problèmes et assurer la survie des enfants. Se basant sur les résultats techniques actualisés, l’OMS et l’UNICEF ont décrit dans un module intégré la prise en charge des pathologies prioritaires que peut présenter un enfant et un nouveau-né malade. L’approche est axée sur les grandes causes des décès pour cette tranche d’âge de la population (1 jour à 59 mois) ; la prévalence contraceptive se situant actuellement à peine à près de 8,2% alors que les besoins non satisfaits en PF sont de l’ordre de 28% (8).
La contraception hormonale implantable, ou implant contraceptif, est une méthode de longue durée utilisant un, deux ou plusieurs bâtonnet d’hormone progestative inséré sous la peau du bras. Le profil des utilisatrices est varié, mais il est particulièrement adapté aux femmes pour qui les contraceptifs œstroprogestatifs sont contre-indiqués. Les effets secondaires les plus fréquents incluent les troubles du cycle menstruel, tels que des saignements irréguliers ou l’absence de règles. D’autres effets incluent une prise de poids, des acnés, des maux de tête, une diminution de la libido et une douleur mammaire. Des risques plus rares mais graves, comme la migration de l’implant dans des vaisseaux sanguins, existent et nécessitent une surveillance médicale(9). Ceux qui nous ont motivés à mener cette étude en vue de déterminer le profil des utilisatrices de la contraception implantable ainsi que les effets secondaires de ces méthodes. Le profil des utilisatrices, l’implant contraceptif est une bonne option pour les femmes qui souhaitent une contraception de longue durée et ne peuvent pas utiliser de méthodes œstroprogestatives.
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