Connaissances, attitudes et Pratiques du personnel de la Zone de Santé de Nyarambe sur la Prise en Charge du VIH-SIDA chez les femmes enceintes.


Par Ass Patrick F.Kasongo, Dr JB Udongo


Résumé

L’infection à VIH/SIDA constitue un défi pour notre humanité. Ainsi, la communauté internationale et les pays se sont engagés à mettre fin à la pandémie du SIDA d’ici 2030.  L’infection par le virus de l’immunodéficience humain(VIH) est une retro virose due au VIH1 et VIH 2 affectant l’homme.Cette étude a comme objectifs de déterminer la prévalence du VIH-SIDA chez les femmes enceintes au sein de la ZS de NYARAMBE en 2024 .

Les résultats se présentent de la manière ci-après :les problèmes qui affectent la prise en charge sont les ruptures en intrants de dépistage et de prise en charge (ARV), l’insuffisance de la motivation du personnel affecté dans cette  prise en charge, la peur de se dépister chez les femmes et enfin, la faible couverture des structures de prise en charge VIH-SIDA et la proportion des PVVIH-Femme enceinte représenté par 1% sur l’ensemble des PVVIH admis dans le problème au sein de la Zone de Santé de NYARAMBE.

Mots clés : prise en charge ,vih-sida, Femme enceinte

Contexte
L’infection à VIH/SIDA constitue un défi pour notre humanité. Ainsi, la communauté internationale et les pays se sont engagés à mettre fin à la pandémie du SIDA d’ici 2030 (Cfr. ONUSIDA). L’infection par le virus de l’immunodéficience humain(VIH) est une retro virose due au VIH1 et VIH 2 affectant l’homme. Il est responsable du syndrome de l’immunodéficience acquise(SIDA) qui est la complication tardive  et le plus grave de l’infection soit du VIH 1 et 2. Elle peut se transmettre par échange des liquides corporels provenant des personne affectées comme : le sang, le lait maternel, le sperme et les sécrétions vaginales. Il peut aussi se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou lors de l’accouchement[1]. 
Il reste un défi majeur pour le système de santé mondiale: crise mondiale par son caractère à la fois urgent (première cause de mortalité d’origine virale) et par son impact social et économique à long terme. Malgré les moyens financiers croissants et une implication politique de plus en plus large, l’épidémie continue à avancer plus vite que la riposte mondiale. Aucune région du monde n’est épargnée. L’épidémie reste dynamique et change de caractère au fur et à mesure que le virus développe de nouvelles modalités de transmission [2]. 
 A l’échelle mondiale, qui a entraîné jusqu’ici 40,4 millions [32,9 à 51,3 millions], et connaît une transmission continue dans tous les pays du monde ; dont certains signalent une tendance à la hausse des nouvelles infections alors qu’elles étaient auparavant en baisse. Les statistiques montrent que 39,0 millions [33,1 à 45,7 millions] le nombre de personnes vivant avec le VIH à la fin de 2022, dont plus des deux tiers (25,6 millions) dans la Région africaine de l’OMS. En 2022, 630 000 personnes [480 000 à 880 000] sont mortes de causes liées au VIH et 1,3 million [1,0 à 1,7 million] de personnes ont contracté le VIH [3]. 
Selon le rapport d’ONUSIDA de juillet 2017, on comptait 36.7millions des personnes vivantes avec le VIH(PVVIH) dans le monde dont 1.8 millions des personnes nouvellement infectées. En 2018, 1.7 Millions des personnes étaient nouvellement affectées contre 2.9millions en 1997 selon ONUSIDA les nouvelles affections ont diminué environs 16% passant de 2.1million à 2010 à 1.7millions en 2018 [4].  
En Europe, en 2022 près de 300 nouveaux diagnostics de VIH ont été posés chaque jour dans 46 des 53 pays de la Région, dont 45 par jour dans les pays de l’UE/EEE. Cela représente 106 508 infections par le VIH nouvellement diagnostiquées dans la Région, dont 16 624 dans des pays de l’UE/EEE. Toutefois, les chiffres déclarés ont fortement diminué en 2020, première année de la pandémie de COVID-19, et le nombre de nouveaux diagnostics de VIH signalés dans la Région européenne de l’OMS en 2021 est resté inférieur de près de 25 % aux niveaux d’avant la pandémie. Un peu plus de la moitié des personnes nouvellement diagnostiquées en 2021 avaient un nombre de cellules CD4 inférieur à 350 par millimètre cube (mm3) au moment du diagnostic, ce qui indique qu’elles ont très probablement vécu avec un VIH non diagnostiqué pendant 8 ou 10 ans. Parmi ces personnes, un peu plus d’un tiers souffraient d’une infection par le VIH à un stade plus avancé, avec un nombre de cellules CD4 inférieur à 200 par mm3 [5]. 
En France, de Janvier à Septembre 2022, environs 158.OOO sérologie VIH ont été réalisées et remboursées par l’assurance maladie dans ce cadre. Près de la moitié 45% Concernait des personnes âgées de 20 à 29 ans. La transmission hétérosexuelle de VIH est devenue le plus fréquent des autres voies de transmission comme la transfusion de sang contaminé, la transmission mère à l’enfant, les blessures par les objets souillés ne sont pas à négliger [6]. 
Dans la Région africaine, près de 26 millions de personnes vivant avec le VIH et représente 70 % de tous les décès liés au sida dans le monde. S’il est vrai que le nombre de nouvelles infections par le VIH a baissé, la prévalence reste particulièrement élevée dans la Région. Cette prévalence était estimée à 4,8 % en 2014, mais le taux est beaucoup plus élevé en Afrique de l’Est et australe, variant de 5,3 % au Kenya à 27,7 % au Swaziland [7].  
Au Togo, selon l’enquête démographique et de santé, la prévalence du VIH dans la population générale était de 2.5% En 2017, la lutte contre l’épidémie implique une bonne prévention de celle-ci. Le salon de coiffures sont les lieux où l’on utilise plusieurs instruments tranchants (lames, aiguilles ciseaux, tondeuses…) comme outils de travails. Ces outils de travails lorsque qu’ils sont mal entretenus peuvent être source de contamination de plusieurs virus dont le VIH et le virus de l’hépatite. La connaissance de moyens de prévention du VIH et de l’Hépatite dans le salon de coiffure a fait l’objet de peu d’études en Afrique, et aucune n’a concerné le TOGO. Le but de cette étude était de décrire les connaissances, attitude et pratique des personnels de salon de coiffure à Lomé sur l’infection à VIH « The dan African. médical journal » [8].
En République Démocratique du Congo, à l’issue de l’étude de connaissance et le comportement des jeunes chrétiens de BUKAVU sur le VIHSIDA, bien que les jeunes chrétiens de la ville de BUKAVU soient conscient que le SIDA est incurable, il ressort que le VIHSIDA est un problème majeur de santé publique et la cause de la mort dans de nombreux pays d’Afrique y compris la RDC. La recherche génétique indique que le VIH est originaire de l’Afrique du centre Ouest au cours de la fin du 19siècle et au début du 20 siècle [9].
Ituri reste l’une des zones à fort taux de prévalence du VIH/Sida : 5% selon le PNMLS, alors que la moyenne nationale adoptée par l’Organisation Mondiale de la Santé OMS est de 1,1%. Ce qui fait de l’Ituri la première Province la plus touchée par cette pandémie suivie de la Province du Bas Uélé avec 4,5%, selon le PNLS 2017 [11]. 
En 2020, Ituri comptait 20933 personnes vivant avec le VIH/SIDA. Toutes étaient sous traitement, tel qu’affirme le Médecin responsable du programme national de lutte contre le VIH/SIDA. Cette ville reste le foyer de la pandémie du VIH/SIDA en RDC ( PNLS). Selon ce médecin, le Territoire de Aru est le plus touché avec un taux de prévalence de près de 7% suivi de celui de Mahagi avec 5.12%. Le responsable de PNLS en Ituri Ezechiel  Muziala pense que le déplacement massif de la populations à suite de conflit armé est à la base de cette situation. Selon lui, la ville de Bunia connait un taux de prévalence de 65%,  où la plus part de cas recensés viennent de territoire de DJUGU et d’IRUMU ou les groupes armées restent particulièrement actifs (7).
En 202, l’ONUSIDA estimait encore qu’un cinquième de 540.000 personnes vivant avec le VIH en RDC n’avaient pas accès aux traitements et que 14.000 personnes étaient décédées suite au VIH dans le pays, d’après la docteur Mashako. ( 2 décembre 2022(1).


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